Réussir en droit passe par l’acquisition d’un vocabulaire juridique dense et spécifique. C’est vrai pendant les études mais aussi au début de la vie professionnelle. Le quotidien en entreprise est truffé d’anglicismes et la matière juridique ne fait pas exception. A tel point que les débutants ont parfois du mal à s’y retrouver. Cet article existe justement pour te familiariser avec le jargon utilisé par les juristes d’entreprise dans le cadre de la rédaction et de la négociation des contrats. Maîtriser ce vocabulaire, c’est enfin en finir avec les interrogations à la réception des consignes de ton boss et avec la peur de paraître ridicule en posant des questions inappropriées. Continue ta lecture pour en savoir plus et avoir une longueur d’avance !
Premier mot de vocabulaire juridique contractuel : le draft
Le premier mot que je voulais partager avec toi est le terme de draft. Lorsqu’on souhaite travailler avec un client ou un fournisseur, il appartient à l’une des parties de proposer une première version de contrat pour servir de base aux négociations. Les juristes utilisent très régulièrement le mot anglais draft pour désigner un premier projet de contrat. Au cours de ta carrière, tu pourras donc très régulièrement être amené à rédiger un draft de contrat, de courrier ou de bail commercial.
Deuxième terme utilisé par les juristes : le mark-up
Dans ta carrière de juriste, ton boss pourra aussi te demander de faire le mark up d’un contrat. Mais qu’est ce que cela signifie exactement ? Il s’agit simplement de modifier un document tout en laissant les changements souhaités visibles de tous. C’est une technique qui est beaucoup utilisée par les juristes pour travailler sur les contrats et faciliter les négociations. La plupart du temps, les professionnels du droit utilisent l’onglet révision de Word. Il propose des fonctionnalités dont la maîtrise est indispensable pour les juristes débutants.
Troisième mot de vocabulaire juridique : la version clean
Lorsque la négociation se termine, il faudra préparer une version finale du contrat pour mise en signature. C’est ce qu’on appelle souvent la version clean. Tu devras alors nettoyer le contrat de toutes ses marques sans oublier d’intégrer les annexes. Pour ce faire, il faudra accepter ou refuser les modifications proposées dans le corps du texte au cours de la négociation. On parle parfois d’accepter ou refuser les track changes (ou TC), les marques intégrées en suivi des modifications dans le corps du contrat.
Quatrième mot de jargon juridique : faire un compare
Parfois, on a besoin de comparer deux contrats. Cela peut par exemple être le cas dans le cadre d’un renouvellement de contrat. Le client ou le fournisseur pourra t’envoyer une nouvelle version pour signature. Tu devras alors vérifier que tous les termes restent identiques à la version précédemment négociée entre les parties. Pour ne rien laisser au hasard, ton boss te demandera très certainement de faire un compare entre les deux documents. Tu pourras facilement trouver cette fonctionnalité dans l’onglet révisions de Word.
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