Juriste ou avocat, comment choisir ? Cette question est tout à fait légitime. En tant qu’étudiant en droit, il est parfois difficile de se projeter dans l’une ou l’autre de ces professions. Quand on est attiré par deux métiers assurément riches et stimulants, comment faire le bon choix ? Pas d’inquiétude, cet article traite des quatre différences essentielles entre la profession de juriste d’entreprise et celle d’avocat. Il t’aidera à y voir plus clair. Durée des études, rémunération ou encore manière d’exercer, tu disposeras de toutes les clés pour mener à bien ta réflexion. Tu pourras alors déterminer le métier le plus adapté à ta personnalité et à tes aspirations pour enfin trouver ta voie professionnelle.
1 – Juriste ou avocat : des études longues, voire très longues
Pour devenir juriste ou avocat, il faut être prêt à se lancer dans des études longues, voire très longues (entre 5 et 8 ans en moyenne).
Durée des études pour exercer la profession d’avocat
Pour porter la robe, tu devras d’abord obtenir un Master II en Droit. Il te faudra ensuite passer un examen pour intégrer un Centre Régional de Formation Professionnelle des Avocats (C.R.F.P.A). Cette formation théorique et pratique dure un an et demi. Elle se conclut par un examen final appelé le CAPA (Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat). Ce n’est qu’une fois cet examen obtenu que tu pourras prêter serment et exercer pleinement ta profession.
Durée des études pour devenir juriste d’entreprise
Pour devenir juriste d’entreprise c’est un peu plus simple. On peut entrer sur le marché du travail avec un Master II en Droit. Certains s’arrêtent au Master I mais la plupart des juristes sont titulaires d’un Master II, qui représente l’équivalent de 5 ans d’études. Il ne faut pas oublier que les échecs en première et en deuxième année de droit sont nombreux. Il en est de même pour le concours d’entrée à l’école des avocats. Dans tout les cas, pour devenir juriste ou avocat, tu dois être prêt à étudier pendant plusieurs années.
2 – Juriste ou avocat : un choix entre salariat et indépendance
Le juriste et l’avocat ont un rapport différent à la hiérarchie. C’est de nature à impacter fortement leur manière d’exercer au quotidien.
Le juriste est salarié : il sert les intérêts d’un société ou d’un groupe
Le juriste est employé par une entreprise pour sécuriser son activité, défendre ses intérêts et la conseiller au quotidien. Il est donc dédié à 100 % à la société et au groupe dans lequel il évolue. Cette situation présente des aspects positifs. Le juriste pourra par exemple développer une réelle expertise dans le secteur d’activité de l’entreprise qui le rémunère. C’est quelque chose de gratifiant et de fortement valorisé sur le marché du travail !
L’avocat est indépendant : il sert les intérêts de plusieurs clients
L’ avocat travaille pour plusieurs clients. Certains peuvent être imposés par le cabinet pour lequel il travaille. D’autres peuvent être choisit par lui en fonction de sa spécialité, des opportunités qui se présentent ou de ce qu’il aime faire. La possibilité pour l’avocat de développer sa propre clientèle est très stimulante.
Le métier d’avocat est une profession libérale réglementée. Il est donc plus facile d’ajuster ses horaires de travail. Ce n’est pas forcément le cas du juriste qui doit se rendre au bureau à des horaires précis. En contrepartie de la liberté qui lui est offerte, l’avocat doit aussi gérer toutes les contraintes liées à la gestion d’une entreprise (impératifs de résultat, charges, facturation…).
3 – Juriste ou avocat : un mode de rémunération différent
Le juriste à un contrat de travail et perçoit un salaire fixe. L’avocat peut aussi être salarié au sein d’un cabinet. C’est assez rare en pratique. Dans l’extrême majorité des cas, il est indépendant et perçoit des honoraires.
L’avocat travaille au temps passé et perçoit des honoraires
Ce professionnel du droit travaille soit au forfait soit au temps passé. Quand il facture un forfait mensuel, son client payera une somme fixe par mois. Il pourra alors appeler son avocat aussi souvent qu’il en aura besoin pour obtenir des réponses à ses questions. En cas de nécessité, il est toujours possible de renégocier les conditions de rémunération pour qu’elles correspondent à la réalité du travail accompli par l’avocat.
Dans le cadre de missions plus spécifiques et techniques, l’avocat travaille le plus souvent au temps passé à un taux horaire défini en amont avec son client. Dans ce cas, il devra rendre compte des tâches accomplies dans le cadre de la gestion du dossier accompagné d’un décompte précis du temps passé sur chaque mission. Les feuilles de temps tenues par l’avocat lui permettront alors de justifier sa facture vis a vis du client.
Le juriste perçoit un salaire fixe
Le juriste d’entreprise perçoit un salaire mensuel fixe. Sa rémunération ne dépend pas directement de la quantité de travail fournie. Il n’est donc pas nécessaire pour lui, de rendre compte des tâches réalisées à la minute près. Par contre, cela reste un métier dans lequel il faut faire preuve de réactivité et respecter des échéances. La manière de rendre compte des missions est différente. Le juriste organise sont temps de travail librement. S’il effectue ses missions correctement, s’il respecte les deadlines impératives et si ses outils de suivi sont bien tenus, il percevra son salaire.
4 – L’avocat et le juriste : un positionnement différent au quotidien
Le juriste et l’avocat ont une posture différente dans le cadre de l’accomplissement de leurs missions quotidiennes respectives.
Le droit : l’outil du juriste pour accompagner le développement de l’entreprise
Pour le juriste, le droit est un outil au service de l’activité de l’entreprise. Il doit donc se positionner en « business partner ». Cela signifie que le juriste doit accompagner le développement commercial de l’entreprise. Il lui appartient de trouver des solutions pour encadrer les divers projets que souhaite mener le groupe. Pour se faire, il est essentiellement en lien avec des non juristes (commerciaux, opérationnels, financiers…). Il doit donc être capable d’expliquer clairement sa position aux non juristes de l’entreprise mais aussi aux partenaires du groupe pour lequel il travaille.
Le droit : un moyen pour l’avocat de défendre un client
Pour l’avocat, le droit est avant tout un moyen lui permettant d’atteindre un objectif spécifique (gagner un procès, parvenir à un accord amiable…). Il devra avoir des connaissances poussées sur des questions juridiques techniques. Cela lui permettra de gagner des points auprès de ses interlocuteurs.
Contrairement au juriste, l’avocat échange avec des personnes qui parlent généralement la même langue que lui (greffiers, notaires, juges, confrères, experts, juristes d’entreprise …). Il a moins besoin d’adapter son langage pour être compris. Cela dit, lorsque ses clients sont des entreprises, l’avocat doit aussi avoir une bonne connaissance du secteur d’activité dans lequel évolue la structure qu’il représente. Cela lui permettra de fournir un conseil de meilleur qualité. Il devra aussi s’adapter en cas d’échanges avec des opérationnels ou avec les particuliers qu’il pourra assister.
Alors, plutôt juriste d’entreprise ou avocat ? Tu as maintenant toutes les clés pour faire ton choix. Si tu veux aller encore plus loin, lis cet article ! Il revient en détail sur les missions communes et spécifiques du juriste d’entreprise et de l’avocat. Si tu souhaites avoir plus d’informations sur ces deux métiers du droit, abonne toi à Juriste Junior !
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